Regions / Autour de Bsharreh et Wadi Qadisha
Deir Mar Elichaa

Le couvent de Deir Mar Elichaa (couvent Saint Elysée) est accessible à partir de Bécharré par une petite route abrupte et en lacets qui descend au fond de la vallée. Sa masse ocre se détache parfaitement de la paroi. Construit à l'intérieur d'un porche rocheux dans lequel sont aménagées des cellules, le couvent renferme le tombeau d'un capucin provençal, le père François de Chasteuil, qui y mourut en 1644 en odeur de sainteté. L’église est aménagée dans la falaise et comporte quatre petites chapelles bien enfoncées dans la roche. Peu d’éléments permettent de dater ce couvent. Au XIVe siècle, un évêque maronite y résidait. C'est là que naquit l'Ordre Libanais Maronite en 1695. 


Deir Qannoubine

Le monastère « Deir Qannoubine » qui est accessible à partir du village de Blaouza, aurait été fondé par Théodose le Grand au IVe siècle. Le site a été le siège patriarcal maronite du XVe au XIXe siècle. En partie construite dans le creux du rocher, l’église est décorée de peintures murales datées du début du XVIIIe siècle. Près de l'entrée, se trouve un caveau contenant un corps naturellement momifié que la tradition locale attribue au patriarche maronite, Youssef Tyan.

A proximité du monastère, se trouve la chapelle de Sainte Marina où sont enterrées les dépouilles de patriarches maronites.


Saydet ed-Darr (Notre-Dame du lait abondant)

A mi-chemin entre Bécharré et Hadchît, un sentier mène vers un petit sanctuaire rupestre, vénéré dans la région par les femmes nourrices. Ses parois rocheuses sont couvertes de peintures murales qui remonteraient au XIVe siècle. La mieux conservée représente le Baptême du Christ. 


Hadchit

Située au point de rencontre de Wadi Houla et de Wadi Qannoubîne, la chapelle de Mar Chmouni est accessible par un sentier difficile à 30 minutes de marche du village. Construite au cours du Moyen Age sous un porche rocheux, ses peintures murales du XIIIe siècle ont été recouvertes d'un enduit de chaux à cause d'un donateur mal inspiré.

Sur la rive droite du wadi, les ruines du couvent de Deir es-Salib (Couvent de la Croix) se composent d'une chapelle double et d'un certain nombre d'ermitages aménagés dans la falaise. Les murs de sa chapelle étaient recouverts de fresques de style byzantin datant du XIIe et XIVe siècle. Un ermite a laissé de son passage des inscriptions arabes.


Bekaa Kafra

Perché à 1750 mètres d'altitude, Bqaa Kafra est le plus haut village du Liban. Avec ses maisons paysannes et ses vieilles ruelles, il est surtout connu pour avoir été le village natal de Mâr Charbel (Saint Charbel), dont la maison paternelle a été transformée en église qui attire les pèlerins le jour de sa fête, le troisième dimanche de juillet. 


Bqerqacha

Selon les traditions locales, l’ermitage Mar Semaane (Saint Siméon) aurait été fondé en 1112 par Takla, fille d'un prêtre originaire de Bécharré, nommé Basile. Le site comporte quatre pièces, aménagées à flanc de falaise, dans des cavités naturelles. On y trouve des vestiges de citernes et des traces de fresques. L'ensemble reste un très bon exemple des aménagements rupestres et illustre la vie des ermites de la Qadisha. La vue sur la vallée y est impressionnante.


Hawqa

Par un sentier abrupt à 30 minutes du village, l’ermitage et la chapelle Saydet Hawqa sont aménagés à l'intérieur d'un porche rocheux d’une vingtaine de mètres de haut. Leur construction remonte à la fin du XIIIe siècle. Le site conserve des restes de bassin et des conduites taillées dans le rocher. Le premier étage est accessible par des échelles. Le site devient un centre de pèlerinage le soir du 14 août, veille de la fête de l’Assomption de la Vierge.

L’histoire de ce monastère est associée à une attaque des armées Mamelouks contre la forteresse naturelle de Hawqa située au-dessus du site mais accessible uniquement à des alpinistes expérimentés. Dans cette grotte, se trouvent des peintures et une longue inscription arabe chrétienne datée de 1193 de notre ère. 


Qozhaya

A partir du village de Tourza, il est possible d’accéder au couvent Saint Antoine Qozhaiya qui date du XIe et XIIe siècle. Ce monastère rupestre est l’un des plus grands de la vallée. Il semble avoir été occupé depuis le Moyen-Age. La vie monastique aurait commencé dès le milieu du XIIe siècle. Le monastère a disposé en 1585 de la première imprimerie mobile dans le monde Arabe. Elle fut importée d'Europe et imprimait en caractère Syriaque. L’imprimerie présente dans le musée actuellement a été achetée en 1871. L’état actuel du couvent date de 1926 et celui de l’église partiellement aménagée dans la roche de 1864.

Près du couvent se trouve la grotte-chapelle de Saint Antoine, appelée également la grotte des fous puisqu’on y attachait à l’aide de chaînes les fous et les possédés. 

Les Cèdres

De Bécharré, une route en lacets mène jusqu’au plateau connu sous le nom des Cèdres. Après la station de ski, se trouve la cédraie. Le bosquet d’environ 300 cèdres constitue une relique et un précieux témoin des forêts qui ont fait la renommée du Liban depuis les temps les plus reculés. Les Égyptiens utilisaient le bois de cèdre pour leurs temples et leurs barques solaires. Hiram en expédia à Salomon pour la construction du Temple de Jérusalem, et la flotte phénicienne fut construite de ce bois précieux. Un sentier tracé au milieu d'arbres majestueux permet d’admirer certains cèdres qui atteignent une hauteur de 35 mètres et une circonférence de 14 mètres. Une douzaine d’entre eux serait millénaire.


Hasroun

Hasroûn est l'un des derniers villages du Liban à garder la tradition architecturale des maisons libanaises couvertes de tuiles rouges. Un sentier mène à la vallée de Qadîsha en passant par la vieille chapelle de Mâr Mikhaïl (Saint Michel) et le monastère de Mâr Yaaqoûb (Saint Jacques)


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